Association Ori-Maohi - Culture et danses de Polynésie.
  La Polynésie : Son Histoire





   La Polynésie française regroupe les archipels les plus orientaux du Pacifique sud.
 Leur peuplement s'est effectué à partir des Samoa, à l'ouest, entre 300 ans av. J-C. et l'an 1000. 
Des mouvements migratoires ont peuplé les autres îles et archipels du triangle polynésien dont les sommets sont l'île de Pâques, Hawaii et la Nouvelle-Zélande.
    C'est l'espagnol Mendaña qui est le premier européen à découvrir un des archipels polynésiens (1595).
Ce sont les îles Marquises qu'il baptise alors « les îles du marquis de Mendoza».
 
    Il faut cependant attendre le dernier quart du XVIIIe siècle pour que l'ensemble des îles prenne peu à peu sa place dans la cartographie. 
L'anglais Wallis aborde Tahiti, qu'il nomme «île du roi Georges III», en 1767.
    Bougainville, en 1768, croit en être le découvreur et la nomme «La Nouvelle-Cythère».
    James Cook, sur les indications de Wallis, y amène en 1769 une équipe de savants qui ont pour tâche d'observer le transit de la planète vénus. Cook repassa plusieurs fois à Tahiti.
Son rôle fut prépondérant dans la montée en puissance de la dynastie des Pomare. 
    Ces derniers vont aussi utiliser les «compétences» de divers marins déserteurs, tels les fameux mutins de la Bounty .
Le 5 mars 1797 arrivent les premiers missionnaires chrétiens, ceux de la London Missionary Society.
    De leurs débuts difficiles, on peut retenir 3 activités essentielles : leur travail de survie (notamment en faisant le commerce du porc salé avec la Nouvelle-Hollande, c'est-à-dire l'Australie), leur travail linguistique (qui aboutira à la rédaction de lois et à la traduction de la bible en tahitien) et leur influence sur la famille Pomaré.
 
    C'est ainsi qu'entre 1818 et 1842, on peut dire que Tahiti est un royaume indépendant dont les lois sont écrites par les missionnaires protestants anglais.
    Tahiti est aussi devenu une escale pour les navires baleiniers, ainsi qu'un enjeu politicoreligieux entre la France et le Royaume-Uni. 
Mais ce dernier, conquérant de la Nouvelle-Zélande, abandonne ses prétentions.
    Le champ est libre pour les missionnaires catholiques et la Marine française. La reine Pomare IV accepte le protectorat de la France en septembre 1842.
La même année les Marquises deviennent françaises.
À la fin des années 1840, l'action de l'administration française se développe et en 1880 le roi Pomare V fait don de ses États à la France.
La colonie s'appellera désormais «Établissements français de l'Océanie» (EFO).
    Le déclin démographique, qui avait accompagné l'arrivée des occidentaux, cesse.
À partir de la fin du XIXe siècle, la colonie vit à son rythme que secouent quelques événements : le bombardement de Papeete par 2 croiseurs allemands le 22 septembre 1914, le départ des «poilus tahitiens», le ralliement à la France-Libre, l'épopée du «Bataillon du Pacifique». La Polynésie est le premier territoire d’outre-mer a avoir répondu à l’appel du 18 juin 1940.
    Dès septembre 1940 les Polynésiens se sont ralliés au général de Gaulle.
En 1957, les EFO deviennent la Polynésie française et en 1958 la population se prononce par référendum pour le maintien du territoire de Polynésie française dans le cadre français.
L'installation du Centre d'expérimentations du Pacifique, au début des années 60, entraîne le bouleversement du mode de vie traditionnel en faisant entrer le territoire dans la société de consommation de type occidental.
    L'argent afflue (c'est la “manne” du nucléaire). 
Il permet de développer les communications (construction d'aéroports, amélioration des infrastructures portuaires et routières, ainsi que du réseau téléphonique…), de promouvoir le tourisme (construction de grands hôtels de classe internationale), d'améliorer les conditions de la vie quotidienne (écoles, protection sanitaire et sociale, confort ménager…).
     La société polynésienne s'est trouvée en partie déstabilisée par ces changements : abandon des activités traditionnelles (pêche, agriculture…), repli vers le tertiaire non directement productif mais plus rémunérateur, afflux vers l'agglomération de Papeete des populations des îles.
    Dans un contexte statutaire fondé sur une très large autonomie au sein de la République, la Polynésie française travaille à la promotion de ses ressources propres (tourisme, perliculture…), de manière à s'assurer un développement économique social et culturel équilibré. 
    Elle tient également à affirmer son rayonnement  au sein du Pacifique insulaire.
 


 


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